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Monette Sports et Ducati Montréal : l'appel de la piste

Sportmoteur.ca

Les deux concessions Ducati, Monette Sports et Ducati Montréal se sont jointes pour organiser une journée piste.

Le lieu se devait d’être proche de Montréal et Laval. L’autodrome de St-Eustache se trouvait tout indiqué pour accueillir aussi bien les pilotes avancés que les débutants, qui allaient poser leurs pneus pour la première fois sur un circuit rempli de l’histoire québécoise du « road race ».

Le circuit a été repris il y a deux ans par Alan Labrosse, une figure du milieu des sports mécaniques. Et l’on croise régulièrement d’autres figures comme Jack Gramas, l’organisateur de la série ASM qui fit les grandes heures du Superbike québecois, ou Buddy Ford, qui après 24 années de courses de motocross et autres Dirt track, officie maintenant à l’autodrome. Ce vendredi 23 juillet, je me déplaçais donc à St-Eustache, écoutant à la radio la chanteuse Ima reprenant la chanson du « Temps des Cerises », quand tout à coup, j’en vis d’autres, allumées. Une voiture « fantôme » venait d’intercepter une moto italienne, qui avait eu le malheur de dépasser la vitesse fatidique de 70 km/h. D’un seul coup, l’utilité des journées pistes reprenait tout son sens.

Les « tracks days »permettent d’utiliser la moto sans se préoccuper de la vitesse. Ou plutôt, il est possible de pousser la vitesse sans se préoccuper des obligations routières légales habituelles. La piste permet aussi de solliciter sa moto aussi bien dansles situations de freinages ou de prise d’angle. Une expérience bienvenue pour se tirer des pièges de la jungle routière.

Et ce 23 juillet, une bonne partie des participants s’inscrivaient dans la catégorie « débutants ».Une belle preuve d’humilité d’une part, mais aussi l’illustration de la réussite du projet qui consiste à amener de nouveaux adeptes sur la piste.

Trois pilotes étaient présents pour encadrer et former les motocyclistes :

  • Christian Touchais, le directeur général de Monette Sports, a déjà participé à de nombreuses formations.Il avait choisi d’utiliser la nouvelle Ducati Multistrada, une moto évolutive et aux réglages électroniques sophistiqués.
  • Gilles Biron, un pilote pro qui a déjà couru à St-Eustache et ailleurs en « road race », en light weight, en SV cup, en Superbike jusqu’en 2006. Il enseigne à Calabogie avecTurn 2, après être passé par Fast.
  • Mario Duhamel, le multiple champion canadien et international que l’on ne présente plus. Fait étonnant, il donnait son cours au guidon d’une DUCATI de Ducati Montréal, alors que de son côté, au même moment, son frère Miguel remettait le cuir à Laguna Seca, sur une Ducati 1098 de Tucker Rocky.

Portrait d’un pilote de« track day »

Mission impossible : dresser le portrait d’un pilote « track day ». Chaque pilote est unique,et vient pour des motivations différentes. Plutôt que de dresser un portrait-robot, je préfère vous présenter quelques participants à cette journée ensoleillée.

  • Franck / Ducati Streetfighter : La Streetfighter est la première Ducati de Franck. Il a possédé une Yamaha R1, une supersportive quatrecylindres japonaise. Puis il a découvert le charme du V-Twin. Tout d’abord avec une Buell, puis une KTM Superduke, avec laquelle il avait du mal à garder la roue avant sur l’asphalte (et il aimait cela). Cette année il a succombé à la générosité italienne de la Street Fighter. C’est son deuxième track day de la saison. Franck roule aussi sur la route avec le Club Ducati.
  • François C / Ducati 999 et Ducati Monster : Les Ducati, comme d’autres véhicules rouges italiens, sont des objets de désirs. Des rêves qui sont fait pour être assouvis. François a la passion des Ducati. La passion de la moto également et il a commencé à rouler dès qu’il a eu l’âge légal. Katana, ZX7, CBR900, c’est en 2004 qu’il a eu la capacité de réaliser son rêve en achetant sa première Ducati. Aujourd’hui, il en possède deux, et il les a amenées toutes les deux, pour ne pas faire de jalouses. Et pour doubler son plaisir, en chevauchant la supersportive et la roadster au guidon plat, sans carénage. De Trois Rivières, François écume les circuits, deTremblant à Mosport, en passant par Calabogie, et avoue consommer 7 à 10 jours de pistes par saison. Il s’adonne également à la route, au guidon de sa Monster au prix de plaque raisonnable.
  • Éric C / Ducati 1098S : Ce montréalais quadragénaire est ce que l’on appelle un motocycliste. La moto fait partie de son mode de vie et de ses loisirs. Il roule sur piste mais aussi sur route ouverte, et n’hésite pas à équiper sa 1098 de valises pour ses randonnées. Quand je lui demande ses routes préférées, il répond Vermont… Entre deux périodes de pistes, il sort son magazine Desmo pour se tenir au courant des dernières informations de ses italiennes préférées. Après plusieurs japonaises deux temps (il y a longtemps), Éric en est à sa troisième Ducati. Il a commencé par une 748, avant d’accéder à la 999. Et il a continué de monter la hiérarchie italienne en s’offrant en 2007 une Ducati 1098S. Sa moto de tous les jours, pour une dose de passion quotidienne.
  • Louis B / BMW K1200S : Alors que de nombreux participants avaient apporté leur moto sur une remorque, Louis est arrivé par la route, avec sa BMW équipée de ses vastes valises. Il parcourt environ 10 000 kilomètres par an, principalement dans des voyages au long cours, comme le suggérait son tee-shirt à l’effigie de la Cabot-Trail. Il a déjà complété le cours Fast, et il partage ses aventures motocyclistes avec son frère, qui avait amené pour l’occasion un GSXR 600. Il profite du tarif attractif (99$ avec le déjeuner,diner, encadrement) pour s’amuser sur la piste et tracer de belles courbes.
  • Jean Marc B / Ducati Monster S4R : Jean Marc est un globe-trotter qui a posé ses valises au Québec il y a six ans. Ses pérégrinations l’ont amené de l’Allemagne à la Thaïlande en passant par la Suisse ou le Viêt-Nam. Mais l’amour des belles italiennes remonte à son enfance alsacienne où la marque était bien représentée. Il a commencé avec une Ducati 900 SS, puis une Monster 1993. Jean Marc, l’amoureux du desmo, s’est remonté une Ducati S4R Monster l’année dernière, et ses yeux brillent quand il confie qu’il pilotera bientôt une 1098, la supersportive de la gamme italienne. Malgré tout, il conserve toujours une nostalgie du bon vieux carburateur.

J’arrêterai là pour les portraits, mais un des faits caractéristique était le nombre de motos roadster présentes, non supersportives selon la définition « officielle » dela Saaq. La mode européenne des motos « naked » s’inviterait elle au Québec ?

En attendant Alain Trottier et ChristianTouchais de Monette Sports et Ducati Montréal vont continuer leurs actions de journées sur piste, dès le 20 août.

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